Évolution du tableau de pointage

Le tableau de pointage en judo  a fait son apparition officielle  lors des jeux olympiques de Munich en 1972 à la  demande et avec la collaboration du président de la F.I.J.  Mr. Charles Palmer d’Angleterre.  C’est la compagnie Longines, Suisse timing, qui a élaboré le 1er prototype.

Il faut dire que les médias télévisuels ont eu une influence significative, car leur cote d’écoute dépendait de la compréhension donc de l’intérêt  des spectateurs à demeurer devant leur téléviseur et le comité olympique tenait  à ce que les spectateurs restent également sur le site de compétition  et comprennent de déroulement des combats.

Les arbitres ont salués ce nouveau partenaire visuel car ils n’avaient plus a mémorisé toutes les actions du combat qui  était à cette époque beaucoup plus long, jusqu’à  10 minutes pour les finales.

Les compétiteurs ont vite compris qu’eux aussi pouvaient bénéficier d’un guide afin de se situer dans le combat et enfin les entraineurs pouvaient de ce fait donner des instructions et conseils plus judicieux à leurs athlètes.

Les membres de la commission d’arbitrage pouvaient intervenir plus facilement en cas d’erreur.

Les premiers modèles ont eu plusieurs « boques » causés par les ampoules qui brulaient vite spécialement par celles des immobilisations, très petites, donc difficiles à lire. Mais malgré cela ce fut un plus pour le judo et tout le monde en a bénéficié.

Puis apparurent de 5 à 6 types de tableau manuel, en bois ou autres matériaux, de différentes  grandeurs, avec des jetons, des boules, horizontal ou vertical très complexe et de lecture parfois difficile.

Une certaine standardisation a été imposée par la F.I.J.

Si au début seul le temps de combat et des immobilisations étaient inscrit. Par la suite se sont rajoutés, après 1976, les koka, yuko,  waza ari , les shido, chui, keikoku ainsi que  les interventions médicale indiquée par une croix, il y en avait deux pour chaque compétiteur, une par intervention du docteur.

 La version de 1976 a permit le transfert direct des pénalités en avantages techniques, ainsi que des sons distinct pour chaque surface de combat, la possibilité de comptabiliser et mémoriser  les secondes en cas de changement d’immobilisation d’un compétiteur à l’autre et récemment la possibilité d’inscrire le nom des compétiteurs et le pays représenté.

Le tableau, toujours séparé en deux parties, au début de couleurs rouge et blanche à  changé pour la couleur  bleu et blanche à l’instar  de la couleur des judogi.

Ces supports techniques ont grandement contribué à la visibilité du judo et apporte une certaine démocratie.

                                                  1er tableau (Munich)