Historique des grades d’arbitres internationaux

L’internationalisation des arbitres en judo date du tout début des années 1950 en Europe mais sur le plan mondial c’est lors du 1er championnat du monde en 1956 à Tokyo que cela commença à ce concrétiser,  sur les douze arbitres quatre  n’étaient pas japonais ou d’origine Japonaise : MM. Guy Pelletier, Raymond Rossini et Marc Lacay de France. En 1958 ce fut à peu prêt le même scénario. En 1961 à Paris il y eu trois arbitres de l’Union panaméricaine (tous d’origine Japonaises) un Korn, cinq Japonais et six européens.

Le concept d’une « hiérarchie » en arbitrage est issu de la commission internationale mise en place en 1965 par le nouveau président M. Charles Palmer de Grande Bretagne.

La majorité des arbitres ayant officiés lors des jeux de 1964 à Tokyo furent reconnus arbitres mondiaux. C’est en 1967 que les examens eurent lieu lors des 5e championnat du monde de Salt BLake City (U.S.A.), seize arbitres reçurent un avis favorable soit neuf de l’union asiatique, cinq de l’union européenne et deux de l’union panaméricaine. Le deuxième examen eu lieu en 1969 à Mexico lors du 6e championnat du monde. Un nombre record de candidats, vingt sept au total, et pour la première fois des représentants des cinq continents. Certain n’ont arbitrés que 2 combats avant d’être gentiment remerciés.

Six candidats furent reçus, deux de l’union asiatique, trois de l’union européenne et cinq de l’union panaméricaine.

Jusqu’en 1969, il était possible de passer de grade d’arbitre national au grade d’arbitre international, pour arbitrer le championnat du monde. Il n’y avait aucune sélection par la FIJ ou par l’organisme continental. Les fédérations avaient le loisir de choisir le ou les arbitres nationaux pour arbitrer le championnat du monde. Le niveau des arbitres était très variable et certains d’entre eux n’arbitraient que quelques combats. De plus à l’issue du championnat du monde de 1969, la nouvelle commission de la FIJ décida d’imposer des quotas à chaque union continentale.

Il faut noter que de 1967 à 1973 les candidats étaient évalués exclusivement lors du championnat du monde, il faut savoir également que les fédérations nationales avaient le loisir de sélectionner leurs candidats parmi les arbitres de leurs pays  ayant la même nationalité et avec une « certaine expérience ». Il y eu beaucoup de présidents de fédération candidats à l’examen. Devant cet engouement la commission à régie et imposée des critères plus sélectifs et en 1971 a Lausanne seul quinze candidats furent retenus dont huit promus, cinq se l’Europe, deux de l’Asie et un de l’Océanie soit M. John Peter.

En 1975 à Vienne il fut décidé que seuls les détenteurs du grade F.I.J. A furent autorisés à arbitrer les futurs championnats du monde et pour la première fois quatre arbitres furent révoqués.

Pour les jeux Olympiques de 1976 à Montréal, les unions continentales proposaient une liste d’arbitres selon un quota imposé et c’est la commission de la F.I.J. qui établirait la liste des sélectionnés.

C’est à partir de cette date que la commission internationale fut composée d’un représentant de chaque Union , une formule nouvelle, non magique, mais relativement démocratique, le Japon ayant toujours le privilège d’un membre ad oc.

Le représentant continental devient le responsable du développement de l’arbitrage sur le continent, il a le privilège de siéger sur le jury d’examen si une évaluation se déroule sur le continent qu’il représente ou éventuellement s’il est  invité par un autre continent.

Il faut savoir qu’à partir de 1981 toutes les évaluations se déroulent lors d’événements internationaux hors du championnat du monde et chaque continent a la possibilité d’en organiser un tout les deux ans approximativement.

Le jury est composé du représentant continental plus deux autres arbitres d’un ou deux autres continents, mais membres de la commission internationale. Un quota est fixé, il est de huit candidats pour le continent organisateur et de cinq pour les autres. Des critères précis sont publiés, entre autres, les candidats doivent impérativement arbitre continental depuis un minimum de 2 ans complet.

Les premières promotions continentales datent de 1972 et chaque représentant continental avait le privilège de former un comité parmi les arbitres les plus expérimentés.

Pour le continent américain c’est M. John OsaKo qui dirige seul les évaluations. Il décida de crée un grade régional soit nord-amérique, caraïbes, centre-amérique et sud-amérique . Il crée également des grades « provisoire ». Les grades P.J.U. sont supprimés est remplacés par celui de F.I.J. B.

Les grades régionaux appelés un certain temps « confédéral » demeure ce qui reste une étape supplémentaire pour les candidats de l’union pan-américaine.

Note : il faut savoir qu’avec le privilège d’être sélectionner pour être officiel à une compétition, il y avait la tache au plus exactement la corvée d’être appointé à la pesée des athlètes à 7 heures la matin et en tenue d’arbitre SVP.

À partir de 1972, pour des raisons juridiques, il fut interdit aux arbitres de prodiguer toutes sortes de traitements à un compétiteur durant un combat donc plus de kuatsu ou seifuku, il y a un médical.

En 1980, la commission de la FIJ classe les arbitres suivant trois niveaux, afin de faire une sélection pour les jeux olympiques à la suite de chaque championnat.

En 1982 un comité ad hoc est formé pour réviser les règlements d’arbitrage.    Ce comité était formé du secrétaire de la commission d’arbitrage FIJ Mr Raymond Damblant, et de MM Jacobus Nauvelart d’Age, des Pays Bas et de John Peters, d’Australie. La réunion, qui dura quatre jours eu lieu à Vancouver (C .B. Canada)

Il faut savoir que sur le continent pan américain le canada est l’un des pays ou il y a eu des arbitres F.I.J. et au Québec le premier Canadien.

Voici la lite des arbitres F.I.J. A du Canada et leur fonction au sien des comités d’arbitrage national ou provincial , tous ne sont pas actifs, certains sont décédés, d’autres ont prit leur retraite mais beaucoup  sont à venir :

Raymond Damblant 1967 QC

Daniel Baillard 1976 QC  (président comité national)

Lauki Inouyé         1976 BC

Howard Wheatley 1976 ONT (président comité national)

Jim Kojima  1976 BC      (président comité national)

Vincent Grifo 1979 QC   (président comité national)

Jacques Lamade 1983 QC

Jean Louis Gourdon 1988 QC (comité provincial)

Gérard Blanchet 1989 QC        (comité provincial et national)

Joe Sériani ONT  (président comité national)

Seiko Uchi BC

Marcel Poudrette 1992 QC †    (comité provincial)

Russel Ko BC

Guy Sunada ALTA  (président comité national)

Louis Graveline 1992 QC

Céline Darveau 1995 QC première femme (comité provincial)

Diane Couture 1998 QC (comité national et provincial)

Roseline Magnan ALTA

Donald Ferland 2004 QC (président comité provincial)

Fred Blaney 2009 N-B

Les Kotani 2009 BC

Alain Roy QC 2010

Berthier Deschênes 2011 QC

Briand Luc (2015) QC

Note : exceptionnellement il y eu quatre arbitres canadiens de sélectionnés pour les jeux Olympiques de Montréal (2 arbitres par jour)

Arbitres olympiques

Raymond Damblant

Daniel Baillard

Vincent Grifo

Donald Ferland