Évolution, modifications et suppressions des règles d’arbitrage en judo à partir de 1954

Les principales raisons qui ont motivé ces changements sont basée sur des préoccupations  récurrentes afin d’en faire et, maintenir une discipline sportive tout en restant fidèle aux préceptes de Me Jikoro Kano.

La sécurité                     – Éviter au maximum les blessures

L’équité                                     – L’évaluation et  le jugement exprimés par trois opinions en facilite l’impartialité.

La visibilité                              – Par le port de judogi de couleurs, les tatamis de couleurs, etc… influencés par les médias.

La compréhension                     – Les tableaux de marquage permet de visualiser, pour tous, la progression du combat.

                                 Moins de subjectivité

La tricherie                               – Lutte contre la tricherie par des sanctions

Le respect des règles              – Par des règlements clairs et par une application claire de ceux-ci.

Dans un but historique, voici donc, au meilleur de ma mémoire et de mes connaissances, les changements les plus importants qui ont été apportés aux règles et qui ont marqué l’arbitrage du judo.

Raymond Damblant 9e dan Arbitre Olympique

RÈGLES D’ARBITRAGES MODIFIÉES OU SUPPRIMÉES

1955

– Pour la première fois une surface extérieure à  la surface de combat est prévue,     d’une largeur de  1,80m mais cette surface était en contrebas de 15cm avec la surface de combat.  On ne peut donc pas parler de surface de « sécurité » car les chutes en bordure étaient douloureuses.

Le ruban rouge et blanc a fait son apparition pour différencier les combattants, Ils étaient alors attachés à l’arrière de la ceinture du combattant.

1956

-Suppression des clés de cou et de jambes.

1958

-Suppression de la clé de tronc (Do Jime) et de Kawazu Gake.

1960

-Les termes utilisés par les arbitres sont précisés et officialisés pour tous les pays. L’ensemble de ces termes est en Japonais.

1961

– Une ligne rouge de 5 cm environ est collée à l’extrémité de la surface de combat. Il faut se souvenir que les tatamis étaient généralement montés sur une plateforme de 50 cm de hauteur; cette modification mettait donc fin aux chutes extérieures dangereuses en contrebas.

1964

 – Jusqu’en 1964, les juges utilisaient des plaquettes de couleurs rouge et blanche pour désigner le compétiteur qui, à leur avis, méritait la victoire.

– Pour les jeux olympiques de Tokyo, les arbitres remplacent le judogi pour un costume officiel (pantalon, veste, cravate)

1965

  Lors du championnat du monde les arbitres portent Veston, pantalon, cravate

Les plaquettes ont été remplacées par des drapeaux, également de couleur rouge ou blanche, et les juges étaient toujours seuls à les utiliser.

– Suppression des clés de bras « à la volée » dans la position debout.

– En ne-waza, fin de l’obligation de replacer les combattants au centre. Car c’était une lourde tâche pour les arbitres de ramener les compétiteurs au centre après un arrêt du combat en bordure– tâche particulièrement difficile et « spectaculaire » !

– Fin de l’obligation pour un combattant qui doit rajuster son judogi de se placer à genoux, le dos tourné à son adversaire  pour effectuer ce rajustement.

Cette procédure est également supprimée au moment où le combattant attend son adversaire, qui a été blessé ou a cessé temporairement le combat pour toute  autre raison.

1967

– Les dimensions officielles de la surface de compétition sont standardisées.

– Interdiction d’utiliser le genou pour faire lâcher une saisie au moyen d’un atémi.

– Abolition du salut par l’arbitre au début et à la fin du combat en même temps que les combattants.

– Plus de geste de l’arbitre pour débuter ou faire reprendre le combat.

– Précision quand à la couleur du judogi (blanc ou presque blanc)

– Des précisions relatives à la grandeur du judogi  sont apportées.

– Il est précisé que les clés de bras doivent être faites  exclusivement au niveau de l’articulation du coude.

– Introduction des quatre niveaux de sanctions  ( shido – chui – keikoku et hansokumake)

– Il est précisé qu’une immobilisation maintenue même en changeant d’immobilisation sans perdre le contrôle est valide.

– Début des sanctions pour sortie du tapis afin de décourager les fuyards.

– Le rôle des juges devient plus actif.

– L’arbitre a le pouvoir d’attribuer seul les sanctions de shido et chui mais doit consulter les juges pour keikoku et hansokumake et la décision est prise à la majorité.

– Dans le cas d’une immobilisation de 20 à 24 s le nichikai waza doit prévaloir lors de la décision si aucun waza ari n’est enregistré.

– L’équivalence pénalité/évaluation ne s’applique que pour keikoku et hansokumake. Une particularité; la décision de haksokumake était donné à un combattant déjà pénalisé d’un keikoku s’il était l’objet par la suite d’une sanction méritant un chui.

– Waza ari awasate ippon est introduit ainsi que sogo gachi.

1969

– Introduction de la première ligne rouge de 7 cm, délimitant la surface de combat. C’est l’époque des premiers travaux de la commission d’arbitrage FIJ.

– Nouveau : Le compétiteur qui a reçu une pénalité équivalente à l’évaluation technique qui lui a été attribuée ne perd plus le combat automatiquement, mais le résultat est déterminé à la majorité des trois arbitres sur l’ensemble du combat.

– Le travail d’équipe prend forme et les juges peuvent renverser une décision si les deux juges partagent la même opinion.

1971

– Conversion de la pénalité en évaluation technique.

– Application d’une sanction lorsque plus de la moitié du corps touche la surface de protection lors d’une projection.

– L’évaluation des juges était prise en compte si les deux juges s’accordaient sur l’évaluation. Il en fut ainsi jusqu’au Championnat du monde à Lausanne (Suisse) en 1971. Les arbitres devaient mémoriser toutes les actions enregistrées au premier tableau visuel électronique, de fabrication suisse, selon les spécifications du président de la FIJ, C. Palmer. Ce tableau avait de bons éléments, mais il était très difficile à lire. Il fut modifié pour les jeux de Munich, en 1972. Après cinq générations de tableaux et plusieurs copies assez folkloriques, les tableaux actuels permettent une lecture plus facile pour tous.
– Plus de sono mama debout en bordure pour ramener les deux combattants au centre ( le kumi kata maintenu)

1972

– Introduction de la surface rouge d’un mètre, dite « surface de danger », qui sépare la surface de combat de la surface de sécurité, située à 2,50 mètres, ce qui représente environ 3 tatamis japonais traditionnels. (C’est à l’issue des jeux de Munich, sur l’invitation de Charles Palmer, que les essaies de la ligne rouge (zone de danger) ont été faits. C’est au congrès de Lauzanne que la règle fut approuvée et appliquée lors des championnats mondiaux de Lauzanne. Il faut noter qu’auparavant une bande rouge de 7 cm seulement délimitait la surface de combat. – Limitation des interventions médicales à un maximum de deux interventions par combattant et par combat. Auparavant, ces interventions n’avaient pas de limites et pouvaient comprendre des traitements, la pose de bandages et autres actions.

Toutefois, ces actions devaient être exécutées sur la surface de compétition et il était recommandé qu’elles se limitent à deux minutes. Chaque intervention était enregistrée au tableau par une croix verte sur fond blanc. Ce qui a entraîné l’introduction du drapeau vert, pour signaler un temps réservé à une intervention médicale.

– Introduction du temps réel de combat, ce qui signifiait un arrêt du chronomètre à l’annonce de Mate ou de Sono Mama.

– Utilisation des premiers tableaux électroniques, homologués par la FIJ aux jeux olympiques de Munich.  Les tableaux manuels restent en fonction en même temps comme sécurité (avant ce changement l’arbitre devait mémoriser toutes les actions.)

1973

– Plus de jikan pour l’arrêt du combat (matte).

– Introduction des évaluations de Koka et Yuko ainsi que des pénalités de Shido et chui.

– Attribution de la pénalité pour non-combativité.

– Les pénalités sont cumulatives. Exemple : shido + chui = keikoku, chui + keikoku = hansokomake

– Intervention du juge le plus proche de l’arbitre dans le cas ou les deux juges ont une opinion identique mais différente de celle de l’arbitre.

– La non combativité est officielle et entraîne donc des sanctions dès la deuxième fois (moulinette)

– Dans le cas d’un tableau égal, le compétiteur n’ayant pas été pénalisé ou ayant reçu la pénalité moindre était déclaré automatiquement vainqueur.

1974

– En cas d’égalité d’évaluation technique, le compétiteur ayant une pénalité plus élevée que son adversaire est déclaré perdant.

– Procédure d’intervention du « médical ».

– Introduction des yuko et koka  ainsi que les pénalités shido et chui.

– Un changement majeur est adopté en ce qui concerne la concept de la majorité:

Si les deux juges sont d’accord, l’arbitre doit changer sa décision.

, ex : L’arbitre annonce koka, un juge Yuko  et l’autre juge waza ari ; l’arbitre doit annoncer Yuko, l’évaluation médiane

– Geste officiel pour indiquer au(x) combattant(s) de rajuster leur judogi.

– Le geste pour ippon est précisé. (paume de la main face aux officiels. -Geste officiel pour yoshi (exercer une pression avec la main sur chaque

combattant)

– Pour la fin du combat, le signal sonore prévaut sur le sore made, sauf si la technique a été clairement débutée avant le signal sonore.

– Rajustement du judogi en position debout et face à l’adversaire aux positions de début et fin de combat.

– Standardisation des temps de combat   6mn, 8mn demi finale   10 mn finale, deux prolongation  possible de 10mn maximum chacune.

– L’arbitre ne doit plus lors d’une immobilisation tirer les deux combattants à l’intérieur de la surface de combat.

1975/1976

– Nouvelles précisions sur la grandeur des judogis.

– Une procédure pour le contrôle des manches du judogi est adoptée.

– Le terme Jikan est aboli mais le geste demeure à l’annonce de matte.

– Il est également précisé que les judogis doivent être secs et sans odeur.

– Les catégories de poids changent et passent de 5 à 7 catégories. ( voir historique des catégories de poids)

-Interdiction de porter un article dur même recouvert.

– Attribution de keikoku en position debout au lieu d’imposer au compétiteur de se mettre à genoux pour recevoir la sanction.

1976

– Matte est annoncé lorsqu’un combattant ayant son adversaire sur le dos reprend la position debout (en appui sur les deux pieds, les mains ne touchant plus le sol).

– Les chutes en pont sont évaluées sans tenir compte de la notion du pont. (ippon et sanction)

– Toutes les sanctions sont indiquées en pointant le combattant.

– Il est précisé ce qu’est Kawazu gake.

– Des précisions sont apportées en ce qui concerne les sorties de tapis debout et au sol.

– Classification des actes prohibés par ordre d’importance.

(shido= chui – keikoku – hansokumake)

– Dans le cas où un combattant doit quitter temporairement la surface de combat, (pour changer de judogi) il est décidé qu’un juge du même sexe doit l’accompagner.

– Arrêt du chronomètre a chaque matte ou sonomama (temps réel de combat)

– Les cheveux long doivent être attachés, hommes et femmes.

1978

– En cas d’égalité au tableau, la victoire est attribuée à la majorité des arbitres et juges, nonobstant la ou les pénalités attribuées.

– Les projections sur le ventre qui recevaient, dans le meilleur des cas, l’évaluation Koka, sont supprimées.

– Le temps de repos entre deux combats  est désormais égal au temps de combat.

– Pénalité si le combattant qui projette l’autre touche la surface de protection en premier.

– Le temps attribué pour « raison médicale » est fixé à 5 minutes cumulatives , par compétiteur, sans quitter la surface de combat.

– Fin des traitements médicaux à l’extérieur de la surface de compétition.

– Les judogis doivent être changés au bord de la surface de compétition, ce qui a amené la suppression de la cabine de rhabillage.

– Au sol, si ippon…..sorémade a été annoncé par erreur, il est possible de faire reprendre le combat dans la position qui prévalait au moment de l’annonce en présence des juges.

– Les juges expriment leurs opinions sur les évaluations en faisant le geste correspondant chaque fois quelles diffèrent de l’arbitre.

– Mise en vigueur d’un geste de l’arbitre pour l’annulation et de l ‘annonce de la nouvelle évaluation.

– Hansoku make est attribué quand un compétiteur fait l’action de plonger tête en avant en effectuant une technique comme uchi mata.

– Dans le cas d’un tableau égal, même s’il y a eu sanction la décision est donnée en tenant compte de l’efficacité des techniques.

– Nouveau geste  pour indiquer  la pénalité en cas  de refus de prendre le kumi kata.

1979

-Le port du T-shirt blanc a été décrété obligatoire pour les combattantes ; les léotards furent interdits, pour faciliter les interventions médicales éventuelles.

– Vérification des judogis avant de monter sur le tapis par une équipe d’arbitres désignés.

1980

– En cas de blessure, les juges doivent se joindre à l’arbitre pour observer les actes du médecin et pour décider, sur avis du médecin, si un combattant peut poursuivre le combat. – Introduction de la limite de 5 secondes sur la surface de danger sans attaquer

(pénalité).

1981

– Le fait de lever son adversaire à bout de bras (daki age) n’est plus pris en compte pour une évaluation

– Pénalité si au moment de l’exécution de Kata Guruma, Tori se jette en arrière sur le dos avec son adversaire.

– L’étranglement et la clé de bras en partant de la position debout pour se jeter au sol sont également sanctionnés.

– Fin des aérosols sur les blessures et des bâtonnets miracles sous le nez, plus d’entraineur sur le tapis.

– Interdiction de kata guruma en se jetant en arrière.

– Utilisation des drapeaux

1983

-A la fin du combat, l’arbitre utilise, comme les juges, le drapeau rouge ou le drapeau blanc, pour désigner le compétiteur qui mérite la victoire.

– Kami Basami n’est plus évalué comme une projection, mais il est plutôt sanctionné par l’arbitre.

– Les étranglements avec le bas de la veste ou à l’aide de la ceinture sont sanctionnés.

– Introduction du protocole d’entrée et de sortie des arbitres avant et après les combats.

– Saisie du pantalon sans résultat dans les 2 à 3 secondes.

-Obligation d’avoir un judogi de rechange près du tatami.

1985

– Il est désormais interdit aux compétiteurs de se serrer la main à la fin d’un combat – 

– La projection en plongeant sur la tête est sanctionnée par Hansoku Make et le combattant est donc éliminé de la compétition.

– En Europe, pendant deux ans, les ceintures de grades sont supprimées et seuls les ceinturons rouges ou blancs sont conservés.

– Les intervention médicale (deux aux maximum) sont indiqués aux tableaux par une croix blanche ou rouge.

– Geste pour non combativité (moulinette)

– Intoduction  des pénalités pour fausse attaque, refus de kumi kata, non combativité..(moulinette) nouveaux gestes.

1986

– Les compétiteurs peuvent de nouveau se serrer la main à la fin du combat.

1987

– La surface de protection passe de 2,5 à 3 mètres.

– Le port de la ceinture de grade est rétabli et le ceinturon rouge ou blanc fait un retour.

– Au sol (ne-waza) matte est annoncé dès qu’il n’y a plus de progrès.

– Début du temps médical et de l’intervention médicale.

1988

– La surface de combat est réduite  de 10 mètres à 8 mètres.

– La saisie de la manche en pistolet est sanctionnée.

1992

– Les juges ne sont plus tenus de se joindre à l’arbitre en cas de blessure.

– S’il y a intervention du médecin, c’est la fin du combat, sauf pour un saignement de nez ou autre incident mineur.

– L’arbitre n’a plus à faire face au compétiteur pour lui attribuer Hansoku Make.

– Intoduction  des pénalités pour fausse attaque, refus de kumi kata, non combativité.(moulinette).

– Fin des rubans rouges ou blancs.

– Changement de couleur des drapeaux des arbitres et aux tables des officiels.

1997

– Introduction du judogi bleu.

2000

– Clarification des projections faites sur le bord de la ligne (extérieur – intérieur)

– Après plusieurs essais de couleurs, le jaune est accepté par la FIJ et la télévision, pour la surface de combat.

– Il est interdit de saisir ou de prendre contact avec le judogi sous la ceinture (veste ou pantalon) afin de créer un déséquilibre pour appliquer une technique.

– Plus de pénalité pour main dans la figure si tori est en arrière de uke ( seulement matté).

2002

– Le temps d’immobilisation passe de 30 secondes à 25 pour Ippon, etc.

– Il n’est plus obligatoire  pour le compétiteur de saluer à l’entrée et à la sortie de la surface de compétition.

– Suppression des pénalités chui et keikoku remplacer par Shido-1, Shido-2 , Shido-3 et shido 4.

– Précisions sur l’intervention du médecin.

– Clarification de la projection en kawazu kake

– les pénalités sont classés en fautes légères et graves.

– Les arbitres doivent désormais faire appliquer les règlements définis par la commission d’éducation de la FIJ relativement aux inscriptions, écussons, bandes sur les épaules, emblèmes nationaux, logos et commanditaires.

2004

– Définition de la grandeur des judogis.

– La longueur maximale et minimale du pantalon est fixée.

– Précision sur l’épaisseur des cols, marque de commerce ou inscriptions sur le judogi.

– Sanction pour saisie de la manche dites « en pistolet ».

2005

– Hansoku Make pour plongeon sur la tête lors de l’exécution d’une projection ne met plus fin à la compétition, mais uniquement au combat en cours.

– Une projection est valide si elle débute à l’intérieur pour se terminer à l’extérieur, même si Uke passe à l’extérieur; Tori doit rester à l’intérieur.

2006

– Plus de shido en bordure du tapis rouge.

2008

– Suppression des koka.

2009 -« Golden Score » (encho sen)  en cas d’égalité au tableau. (expérimenté depuis

2002)

– Temps supplémentaire et arrêt à la « première marque ».

Il est à noter que plusieurs cassettes (7), depuis la première, en 1980, ont été réalisées sur l’arbitrage. Il est fortement recommandé de tenir compte de la plus récente d’entre elles, afin de se mettre au goût du jour.

– Suppression de la surface de danger rouge.

– Élimination. de la pénalité  – 5 s. sur la surface de danger. (rouge de 1mètre).

– Le temps d’immobilisation passe à 15s pour yuko   20s pour waza ari et 25s pour ippon.

– 4 shido mais le 1er est  » gratuit », 2e=yuko, 3e=waza ari, 4e= ippon.

– Plus de chui et de keikoku.

– Le golden est désormais de 3mn.

– Toutes les actions en bordure du tapis sont valables aussi longtemps qu’un des combattants touche la surface de compétition.

La définition de sortie est révisée et s’interprète comme suit : il y a sortie lorsque les pieds des deux combattants ne sont plus en contact avec la surface de combat.

– Pour le golden score, le temps de combat maximum de 3mn et le 1er shido ne donne pas la victoire.

– Une action en bordure est valide si un des deux combattants touche encore la surface de combat.

2010

– Saisie  directe des jambes ou du pantalon en attaques directes sanctionnée par hansokumake

–  Saisie de jambes en enchainements de techniques ou en contre attaque est autorisée.

– Interdiction de la saisie sous la ceinture

– Dans le cas d’un golden score, l’intégralité du marquage sera conservé. En cas d’égalité le décision se donnera sur la période combat initial et du golden score.

 En osae komi en bordure du tapis, si les deux compétiteurs sorte de la surface de combat, l’osae komi reste  valide.

2011

– le judoka  portant le judogi bleu doit être à la gauche de l’arbitre et le blanc à droite  pour le début et la fin du combat.

– Nouveau geste pour les sorties de tapis (avec la main et non avec le pied). –  Les entraineurs ne sont plus autorisés a communiquer verbalement avec leur

compétiteur durant le combat et peuvent être sanctionnés

.

2012

– La saisie du pantalon est sanctionnée.

2013

– Un arbitre central sur la surface de combat et deux arbitres à la table technique au contrôle vidéo sont assistés d’un membre de la commission d’arbitrage . Le ou les arbitres devront effectuer une rotation des fonctions après un certains nombre de combats déterminés par la commission d’arbitrage.

– Prise « de l’ours » interdite.

– Redéfinition de la valeur du ippon.

– Les chutes « en pont » sont toutes évaluées ippon.

– Trois shido pourront être attribués au même combattant, en cas d’une 4e sanction celle-ci sera hansokumake.

-Précisions sur certaines actions qui seront désormais pénalisé de shido:

          – rompre le kumi kata avec les deux mains

          – garde croisée sans attaque immédiate

          – saisie de la ceinture sans attaque immédiate

          – saisie avec les deux mains du même cote du judoki de l’adversaire

          – ne pas prendre ou empêcher de prendre le kumi kata

          -saisir le poignée ou la main de l’adversaire pour l’empêcher de prendre le kumi kata ou d’effectuer une attaque

          – toutes attaques en lâchant immédiatement les saisies ou sans kumi kata (fausses attaques)

          – sortir les deux pieds de la surface de combat

          – protéger le col de la veste de son judogi pour en empêcher la saisie ou une attaque

          – saisie en pistolet ou en pocket grip sur le bout de la manche sans attaque immédiat

– fausse attaque

– En tachi waza tout blocage avec une ou deux mains en dessous de la ceinture de l’attaquant est interdit

– L’attribution du shido ne nécessite plus que les deux combattants reprennent leur position de début et de fin de combat à l’exception di shido pour « sortie ».

-Hansokumake sera attribué à tout blocage, en tachi waza, avec un ou deux mains en dessous de la ceinture de l’attaquant. – Toutes techniques en ne waza qui commencent à l’intérieur de la zone de combat

peuvent continuer en dehors de cette zone (zone de sécurité).

– Le temps d’immobilisation passe à 10s pour yuko, 15s pour waza ari et 20 secondes pour ippon

– Plus de limite de temps pour le golden score, plus de hantei à la fin du combat et arrêt à la première évaluation technique ou pénalité.

– Projection ou tentative de projection avec la prise de l’ours (à bras le corps) ou mae kakae nage ne sera pas valide et sera sanctionnée par shido Toutefois si tori a une main au col, à la manche ou à l’arrière du judogi, ce  genre de kumi kata étant permis, l’action est valable (pas de sanction).

– Plus de hantei à la fin du temps réglementaire.

– Le combattant qui a le moins de shido est déclaré vainqueur.

– Plus d’équivalence technique pour les pénalités (ex:shido=koka, etc..).

– Après le mate il n’est plus obligatoire de revenir à la place du début de combat.

– Le premier shido n’est plus « gratuit »

– En cas d’égalité, le compétiteur ayant le moins de shido gagne.

– En golden score, le premier qui réalise une technique valide gagne et le premier a recevoir un shido perd.

2016 – 2020

 -La valeur du yuko et du waza ari se fondent ensemble.

-Le golden score se termine dès qu’une évaluation technique ou un shido est annoncé.

– A la fin du temps réglementaire si le golden score est nécessaire les marques sur le tableau doivent être maintenues.

– A la fin du temps réglementaire la décision doit être donnée seulement sur la base d’un avantage technique sauf s’il y a Hansikumake.

– Pas de sanction si un combattant se présente sur la surface de combat avec un judogi non conforme; toutefois il doit immédiatement le changer.

– Il est interdit de faire un étranglement en utilisant le bas de sa veste de judogi ou sa ceinture ou de celui de son adversaire.

– La surface de compétition est de 10m X 10m plus 4m de surface de sécurité.

– Les entraineurs sont autorisés a communiquer verbalement avec un combattant exclusivement entre l’annonce du mate et hajime ou yoshi.

L’arbitre doit le signifier à l’entraineur et éventuellement en informer l’arbitre en chef pour sanction ( perte de privilège au bord de la surface de compétition ou être exclus du site de compétition).

–  Plus de « médical » au coté de l’entraineur en bordure de tapis.

– Pour signaler une sortie, le pied n’est plus utilisé mais avec un geste circulaire du bras.

2017 – 2020

– Deux waza ari ne sont plus équivalent à un ippon. Les waza ari s’accumulent seulement. (janvier)

– Retour du waza ari awasate ippon (octobre)

– Élimination des yuko

– Le total des shido est de trois  et le 3e est hansoku make

– Le temps toléré avant une attaque est désormais de 45 s

– La saisie du pantalon est pénalisé pour la première action et par hansoku maké la deuxième fois

– Une chute sur les deux coudes ou les deux mains  doit être évaluer waza ari.

– temps de combats 4mn pour les hommes et les femmes

– Seul les résultats techniques sont prit en considération pour attribuer une victoire sauf en cas de hasoku make

– la saisies en « pistolet » ne sont plus pénalisées

– Les kansetsu waza et les shime waza ne sont plus valide si les deux combattants son en position debout.

– A l’issue du temps  réglementaire, le combat ne peut être gagner que par un avantage technique sauf en cas de hansoku make

– Il n’y a que deux shido le troisième étant hansokumake

– En cas de golden score les marques au tableau attribuées durant le temps régulier sont maintenues.

– L’évaluation du waza ari  inclus plus ou moins les critères de l’ex yuko

– Le temps de osaekomi poue waza ari 10s et ippon 20s

– Les Osae komi, shime waza et kansetsu  waza restent valides même sur la surface de protection si ils ont été annoncés sur la surface de combat

– Les projections sont valides à l’extérieur si elles ont débutées à l’intérieur de la surface de combat.

– Un pied à l’extérieur sans revenir immédiatement ou de ne pas faire immédiatement une attaque est pénalisé par shido

– Une chute en roulant peut être évaluée par ippon

–  Un waza ari ne peut être considéré si uke se reçoit sur les deux mains ou sur les deux coudes

– A l’annonce de mate les combattants ne reviennent plus à la position de départ

– Les projections ayant lieu avec vitesse, force er contrôle, mais dont l’impact n’est pas forcement direct mais en roulant sont comptées pour ippon.

– Si tori tente d’éviter une projection en faisant le pont, la technique sera évaluée ippon

– La saisie des jambes est sanctionnée par 1 shido

– les techniques d’étranglements dans lesquelles la jambe du compétiteur est tirée en hyper extension sont immédiatement interrompues par l’arbitre.

– La victoire dans le golden score a lieu après une évaluation technique.

– Deux waza ari ne sont plus équivalents à un ippon. Les waza ari s’accumulent seulement (janvier).

– Retour du waza ari awasate ippon (octobre).

– Élimination des yuko.

– Le total des shido est de trois  et le 3e est hansoku make.

– Le temps toléré avant une attaque est désormais de 45 s.

– La saisie du pantalon est pénalisé pour la première action et par hansoku maké la deuxième fois.

– Une chute sur les deux coudes ou les deux mains  doit être évaluée waza ari ou ippon en fonctions des critères de ces derniers.

– Temps de combats 4mn pour les hommes et les femmes

– Seuls les résultats techniques sont pris en considération pour attribuer une victoire sauf en cas de hasoku make.

– La saisie en « pistolet » ne sont plus pénalisées s’il y a une attaque.

– Les kansetsu waza et les shime waza ne sont plus valide si les deux combattants son en position debout.

– A l’issue du temps  réglementaire, le combat ne peut être gagné que par un avantage technique sauf en cas de hansoku make.

– Il n’y a que deux shido le troisième étant hansokumake.

– En cas de golden score les marques au tableau attribuées durant le temps régulier sont maintenues.

– L’évaluation du waza ari  inclus plus ou moins les critères de l’ex yuko.

– Le temps de osaekomi poue waza ari 10s et ippon 20s.

– Les Osae komi, shime waza et kansetsu  waza restent valides même sur la surface de protection si ils ont été annoncés sur la surface de combat.

– Les projections sont valides à l’extérieur si elles ont débutées à l’intérieur de la surface de combat.

– Un pied à l’extérieur sans revenir immédiatement ou de ne pas faire immédiatement une attaque est pénalisé par shido.

– Une chute en roulant peut être évaluée par ippon.

–  Un waza ari ne peut être considéré si uke se reçoit sur les deux mains ou sur les deux coudes.

– À l’annonce de mate les combattants ne reviennent plus à la position de départ.

– Les projections ayant lieu avec vitesse, force et contrôle, mais dont l’impact n’est pas forcement direct mais en roulant, sont comptées pour ippon.

– Si tori tente d’éviter une projection en faisant le pont, la technique sera évaluée ippon.

– Les techniques d’étranglements dans lesquelles la jambe du compétiteur est tirée en hyper extension sont immédiatement interrompues par l’arbitre et sanctionnés par shido

– La victoire dans le golden score a lieu après une évaluation technique.

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Dans les années 50, n’y avait pas de limites établies pour la surface de combat, mais seulement pour la bordure des tatamis. Quelques chutes à l’extérieur du tatami pouvaient donc valider une victoire. On décida de placer en bordure une bande rouge, large de 3 cm, puis de 5 cm. À partir de 1965, la bande rouge fut placée à 50 cm de la bordure. Il n’y avait pas de pénalité pour les sorties de tapis et seuls les ippon et les waza-ari étaient pris en compte. Dans l’éventualité d’un hikiwake, il y avait un temps supplémentaire, une fois ou deux fois, avec une minute de repos entre chaque prolongation.

Le temps réglementaire était de sept minutes pour la demi-finale et de dix minutes pour la finale. Comme il n’y avait pas de pénalité pour non-combativité, l’action se faisait souvent attendre.

Les arbitres étaient généralement des personnes ayant un grade élevé en judo, donc des sensei. Leurs décisions n’étaient par conséquent jamais contestées par les juges.

En cas de blessure, l’arbitre devait intervenir et appliquer un kuatsu  (réanimation) ou un seifuku  (reboutage). Il n’y avait pas de médecin sur place. La notion de responsabilité civile a mis un terme à cette pratique afin d’éviter les poursuites judiciaires. Les ceinturons rouges et blancs étaient accrochés à la ceinture dans le dos. Ce n’est

qu’à partir de 1961 que le ceinturon a fait le tour de la taille. Jusqu’en 1970, la grandeur des judogis était laissée à la discrétion des pratiquants. Les pantalons aux mollets et les manches au milieu des avant-bras composaient le look de l’époque.

Dans le cas de sonomama en position debout, l’arbitre devait ramener les deux combattants au centre, sans changement de position. Ramener au centre des combattants dans la même position au sol était des plus folkloriques : on devait tirer les combattants vers le centre, ce qui provoquait souvent les rires des spectateurs, car les combattants pouvaient peser 100 kilos et l’arbitre, 55 kg. Il en résultait une tâche épuisante, même avec l’aide des juges.

À partir de 1967, des pénalités furent mises en place, mais il a fallu quelque temps pour arriver à une certaine uniformité dans l’application.

Et dès 1965, les arbitres ont remplacé le judogi par le pantalon, la veste et la cravate. La couleur de cet uniforme change généralement à chaque fois qu’ont lieu les Jeux olympiques et les Championnats du monde. Dans mon placard, j’ai des vestes de couleurs verte, bleue, jaune, saumon, etc. Jusqu’au Championnat du monde de 1961, les arbitres officiaient en judogi. En 1964, pour les jeux de Tokyo, les arbitres officiaient pour la première fois en tenue officielle des juges des jeux. Les couleurs adoptées par chaque association continentale peuvent présenter des variantes mais, en général, le pantalon gris, la veste bleu foncé ou noire et la chemise blanche sont utilisés le plus souvent.