Bref historique du judo Canadien

Le judo fit son entrée au Canada en premier sur le coté ouest.

Des immigrants Japonais ayant gouté au plaisir de l’art souple, décidèrent d’en continuer la pratique et de transmette leurs connaissances aux plus jeunes, souvent nés en terre canadienne, afin de perpétuer certaines coutumes et valeurs à la nouvelle génération . Ceci explique que, durant plusieurs décennies, le judo fut réservé à leur communauté qui faisait partie intégrante d’un enseignement culturel aux jeunes « nisei ».

Ainsi Me Takagaki, alors 4e dan, supervisait les cours. Il repartit pour sa patrie natale quelques années plus tard et obtient le 9e dan à la fin de ses jours.

Le judo était implanté au Canada et plusieurs prirent la relève et tout particulièrement. Me Sasaki. Le premier dojo fut le kidokan qui eut l’extrême honneur de recevoir la visite de Me Jikoro Kano lors d’un de ses nombreux voyages dans le monde pour faire connaitre « son art » le judo. De nombreux pionniers à travers le Canada, sont issus de ce dojo et de ses branches.

Pour des événements politiques qui ont marqués notre histoire, en 1943 des Japonais et Canadiens d’origine japonaise furent « déplacés » de la cote ouest vers l’intérieur et c’est à la suite de cet événement que plusieurs décidèrent de demeurer là ou il étaient. Certains sont retournés en Colombie Britannique pour y ouvrir leur dojo soit Mrs Sakai, Tamoto et plusieurs autres.

M Senda implante le judo en Alberta, tandis qu’au Manitoba ce sont des immigrants c’est ainsi de grande Bretagne qui débutèrent le judo qui a connu son essor après l’arrivée des Mitani et autres.

La déportation a été massive vers l’Ontario  et c’est ainsi que l’on retrouve M. Kamino et quelques ceintures noires soit Mrs Umetsu et Hatashita, ainsi que plusieurs autres.

M Hatashita eut une implication déterminante en Ontario et par la suite dans le Canada tout entier.

M. Umetsu fut le premier président de l’association nationale fondée en 1958, connue aujourd’hui sous le nom de Judo Canada. M. Hatashita assumera le présidence de l’association nationale durant une vingtaine d’années et forma plus de deux cents cinquante ceintures noires.

En Saskatchewan, c’est M. Yves Legal, ceinture noire, émigré de France qui développe le dans cette province à la fin des années 1950. M. Legal est également responsable du développement du judo à Terre neuve ou il s’installe quelques années plus tard.

Au Québec, il y eu deux courants, l’un provenant des Canadiens d’origine Japonaise venus de Vancouver, et un venu d’Europe.

C’est ainsi que l’on retrouve Mrs Tokairin et Okimura enseignant le judo au YMCA centre ville à Montréal dés 1949 et quelques années plus tard, le club Seidokan était fondé.

À la même époque, M. Bernard Gauthier débutait le judo en Outaouais et y fonda une fédération.

 Il y eu également un apport d’immigrants Français, tel que Mrs Scalla, Benoit, Bonté, Beaujean, Dehem, Page, Tortolano, Damblant et plusieurs aussi qui contribuèrent grandement à populariser le judo et à structurer en unifiant tous les courants. Ils en sont les véritable promoteurs.

En Nouvelle Écosse, c’est M. Perry Teal qui en est le pionnier, tandis qu’au nouveau Brunswick, ce mérite revient à M. Carl Schell.

Au Yukon, M. Tom Mckenzie est le fondateur du judo. Il faut noter que le championnat Canadien fut organisé à White Horse en 1973.

Sur l’Ile du Prince Édouard, plusieurs militaires, dont M. Burglend, y ont enseigné de façon sporadique. C’est M. Wilbert qui en est le véritable pionnier.

Grace à tous ces volontaires des premières heures et à tous ceux qui ont suivi, le judo canadien est en bonne santé et avec l’enthousiasme de notre jeunesse , l’avenir du judo Canadien est assuré